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Mois de carnages aux États-Unis

Exactions, meurtres, abandons, internements. Le régime américain assassine et laisse assassiner sur son propre sol.

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Des policiers tenant à distance des résidents à Galveston au Texas
Des policiers tenant à distance des résidents à Galveston au Texas (Robert Kaufmann / Wikimedia)
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Par Marius P.
Lecture 4 min

Le 27 juin dernier, un policier de San Antonio au Texas a entendu des appels à l’aide provenant d’un camion, au loin, dans une petite route isolée. Quand il ouvrit la porte, il vit une scène abominable. Plus d’une soixantaine de personnes grillées par la chaleur, abandonnées là pour crever la bouche ouverte comme des animaux. Parmi les corps desséchés, certains étaient encore en train d’épuiser leur dernier souffle avant de rejoindre les leurs, immobiles, le regard vitreux. Cinquante trois immigrés sont morts. Ils venaient du Mexique, du Guatemala, du Honduras et du Salvador, fuyant la misère. Leurs pays sont dans un état de putréfaction sociale entretenu par l’empire américain. Ils voulaient quitter leur vie de violence et de pauvreté pour gagner un peu de pain et peut-être faire vivre leur famille restée au pays. Ils y retourneront plus rapidement que prévu, dans des sacs mortuaires. Voilà une des tragédies de l’impérialisme : les peuples opprimés quittent leur pays pour tenter de vivre chez leur propre agresseur. L’accueil que réserve l’Empire américain aux immigrés doit nous indigner mais certainement pas nous surprendre. Bien entendu, il se trouve toujours des gens qui trouvent un intérêt à soutenir le président Joe Biden. Celui-ci prétendait revenir sur les mesures xénophobes et criminelles de Trump. À la surprise de ces pigeons de sociaux-démocrates, Biden a préféré construire de nouveaux camps de concentration et reconduire le programme Remain to Mexico (Restez au Mexique) de son prédécesseur. Le nombre de détentions à la frontière a battu l’an dernier des records historiques.

À peine une semaine plus tard, le 4 juillet, jour de fête nationale, un afro-américain a été abattu de quatre-vingt dix balles par huit brigands d’État à Akron, dans l’Ohio. Prudemment et après avoir perforé avec succès l'individu interpellé à soixante reprises, les garants de la loi ont procédé à un menottage en règle. Le zèle n'est jamais superflu, un déli de fuite est si vite arrivé. C’était un livreur. Il a outrageusement enfreint le code de la route. Il a ensuite eu l'indélicatesse de commettre un délit de fuite. Criminel notoire : son casier judiciaire était vierge à l’exception d’un excès de vitesse. Au regard de la tolérance que le régime américain a pour ses démocratophiles en armes, celui des policiers obtiendra aussi une fanfare et des honneurs. Les policiers américains, véritables Texas Rangers quand il s’agit de massacrer des gens, font preuve de beaucoup moins de bravoure quand il s’agit de protéger les gens, c’est-à-dire d’effectuer la seule fonction qui justifie encore leur intolérable existence. Quelques mois auparavant, les policiers texans étaient restés immobiles pendant plus d’une heure pendant que dix-neuf enfants et deux instituteurs étaient tués dans une école de la ville de Uvalde. La jurisprudence The Town of Castle Rock v. Gonzales de 2005 est claire : les policiers américains n’ont pas d’obligation légale de protéger les personnes. Sauver quelqu’un ou le laisser mourir est à l’entière discrétion de la police, même si celle-ci ne courait aucun danger. Cette couardise institutionnalisée tranche avec l’esprit de sacrifice inscrit dans le marbre de la loi en France : « Gardien de la paix, éventuellement au péril de sa vie, le policier honore la mémoire de ceux qui ont péri dans l'exercice de missions de sécurité intérieure, victimes de leur devoir. » (R. 343-28 Code de la sécurité intérieure)

Il se trouve pourtant certains, parmi nos politiciens, qui citent encore ce pays en exemple, à la French American Foundation et à d’autres officines du régime américain en France. Land of the Free, Home of the Brave ? Qui peut encore croire à cette gigantesque blague ? Puisse notre pays ne jamais être entraîné dans la banqueroute morale de cet empire moribond.

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